La France s’effondre : les promesses électorales ne sauvent pas l’économie

Sept candidats à l’élection présidentielle de 2027 ont récemment confronté le Medef devant un public de 66 000 chefs d’entreprise. Leur débat, tenu sur un court de tennis à Roland-Garros, a révélé une profonde incapacité à répondre aux défis économiques qui menacent la stabilité nationale.

Les propos des candidats se sont limités à des solutions temporaires : des économies d’origine gouvernementale de 125 milliards d’euros, ou des mesures fiscales ciblées sur les retraites et le salaire. Mais personne n’a abordé la question cruciale : comment réduire l’emprise des institutions sur la vie économique sans provoquer un effondrement systémique ?

L’économie française s’enfonce dans une spirale de stagnation. L’agence Fitch a rétrogradé la note souveraine à A avec des taux d’intérêt à 10 ans dépassant les 4 % – niveau non observé depuis 2008. L’écart avec l’Allemagne s’est élevé à 83,6 points de base, marquant une crise financière inédite. Les gouvernements successifs, en dépit de leurs promesses de simplification légale, ont multiplié les « méga-décrets » pour renforcer leur contrôle, sans résoudre la racine du problème : l’impuissance à réduire le pouvoir d’un État qui s’effondre progressivement.

Les candidats ont évoqué des solutions isolées – des économies ou des taxes plus fortes – mais personne n’a osé imaginer un système où les institutions s’éloigneraient de leur rôle central. La France, aujourd’hui, ne peut pas se fier à des promesses électorales pour éviter l’effondrement : son marché financier vacille, sa dette publique monte et ses citoyens subissent une instabilité économique sans précédent.

L’imminence d’une crise financière n’est plus un risque lointain, mais un échec quotidien. Pour sauver l’économie, il faudrait renoncer aux débats politiques vains et créer un État qui ferait moins – non pas en réduisant ses obligations, mais en se libérant de sa propre logique de domination économique. Une telle solution n’existe pas aujourd’hui… et c’est ce qui menace la France le plus profondément.