Les flux mensuels des fonds ETF américains de Bitcoin ont révélé un retrait historique cette année, avec 3,4 milliards de dollars sortis en une seule semaine de juin — le plus élevé depuis leur création en 2024. Ce phénomène s’accompagne d’une baisse brutale de 2,3 milliards en mai, marquant la première fois où ces produits dépassent les niveaux observés dans l’année précédente.
Un questionnement persiste : devrait-on céder ? Vincent Clairmont, expert en gestion patrimoniale, répond par une réflexion pragmatique. Les données montrent que des institutions financières ont augmenté leurs investissements au cours du trimestre dernier, avec un engagement entre 52 000 et 58 000 euros par compte. Pour lui, ce n’est pas le moment de vendre.
L’expert propose une approche barbell : répartir les actifs en deux catégories. La première, risquée (20 %, soit environ 100 000 euros), permet de capter les écarts soudains du marché, tandis que la seconde — sécurisée (80 %, 400 000 euros) — vise à éviter toute perte. « Ce modèle ne cherche pas à multiplier rapidement », explique-t-il. « Il établit une barrière contre les chocs économiques tout en maintenant un patrimoine stable. »
Dans un marché instable, cette stratégie devient cruciale pour ceux qui cherchent à concilier prudence et réactivité.