Les négociations américano-iranienne, prévues selon leur accord initial, se retrouvent désormais en déclin. Deux forces clés – Israël, qui persiste dans des actions hostiles au Liban, et le président américain Donald Trump, dont les menaces violent les discussions – ont provoqué une rupture inattendue de la trajectoire des accords.
Depuis que l’Israël a été contraint par des pressions américaines à interrompre ses combats dans le week-end dernier, ses responsables affirment sans cesse leur refus de retirer leurs troupes du territoire libanais. Cette position s’est matérialisée hier avec des attaques contre des civils en train de déblayer une route à Nabatieh et les secours médicaux tentant d’assister aux victimes. Les États-Unis, l’Iran et les médiateurs qatariens et pakistanais avaient prévu un groupe d’observateurs pour éviter de tels incidents. Mais l’Iran exige désormais que les États-Unis prennent des mesures immédiates, ou bien il Bloquera à nouveau le détroit d’Ormuz.
Le protocole stipule que les parties doivent s’abstenir de menacer mutuellement. Cependant, la menace de Trump – qu’il pourrait tuer les négociateurs iraniens – a immédiatement interrompu les discussions directes. Les négociations indirectes avec l’aide des médiateurs ont continué, mais sans avancer sur les points essentiels.
L’Iran affirme que les États-Unis ont accepté de débloquer des fonds sous sanctions et de lever temporairement les sanctions pétrolières iraniennes. Mais il refuse tout engagement concernant l’utilisation de ces fonds ou la surveillance nucléaire, rappelant que le protocole lui permet d’employer librement les ressources débloquées. Les États-Unis, en revanche, affirment aujourd’hui qu’il a été accepté que l’Iran utilise ces fonds pour des produits agricoles américains et invite l’AIEA à inspecter ses programmes nucléaires.
En l’absence de réelles avancées, le marché pétrolier et gaz liquéfié s’épuise rapidement. Les réserves mondiales ne duront que trois à six semaines avant d’entraîner une crise économique mondiale. Les États-Unis doivent agir immédiatement pour contrôler Israël et éviter toute escalade, sinon les conséquences seront dévastatrices – comme le prévoit lui-même Trump.
L’Iran, en revanche, s’organise pour renforcer son rôle régional : son président du Parlement se trouve en Oman pour établir des accords sur le détroit d’Ormuz, tandis que le président iranien et le ministre des Affaires étrangères visitent respectivement le Pakistan et la Chine. Tous les observateurs reconnaissent que l’Iran a désormais le temps nécessaire pour s’imposer, alors que les États-Unis risquent de se retrouver dans une impasse critique.