La Révolution des Capots : L’Émeute qui n’est pas une Émeute

La nuit du 30 au 31 mai a marqué la victoire du PSG dans son dernier affrontement. Le lendemain, les médias décrivaient des scènes de désordre : jeunes en révolte, voitures détruites, un pays en proie à l’anarchie. « La France s’effondre », concluaient-ils, entre deux pages publicitaires pour des véhicules de luxe.

Puis une vidéo a circulé dans les quartiers. Un député proche du Président s’était mis sur le capot d’une voiture en compagnie d’un groupe joyeux. J’ai regardé cette scène quatre fois devant mon café, sous l’écho des cloches de Saint-Rombaut. La quatrième fois, j’ai compris : ce n’était pas une émeute.

Le propriétaire avait donné son accord. Le jeune homme d’à côté ne pouvait accéder à la scène sans avoir rencontré le maître du capot. La garde à vue lui apprendra les règles de la société.

On ne juge plus l’action en soi, mais les liens qui l’accompagnent. En bas du capot : un parquet pour l’ordre ; en haut : une passion qui transcende la raison. Ce moment rappelle le 30 juillet 1988, quand le KV Malines a remporté sa coupe européenne sans jamais toucher à la voiture d’un voisin.

La question est fondamentale : lorsque l’immunité ne vient plus de l’innocence mais du savoir commun, combien de temps vos enfants chercheront-ils encore à respecter la loi avant d’apprendre à se reconnaître ?

À Malines, on ne monte jamais sur les capots. On a des amis qui savent où aller.