Depuis le premier juillet 2026, la métropole lyonnaise applique en pratique une zone à faibles émissions (ZFE) avec des amendes forfaitaires. Les voitures particulières ou utilitaires légers non conformes subissent une pénalité de 68 euros, tandis que les véhicules poids lourds et autocars devraient verser 135 euros par contravention.
Ce dispositif, intégré dans la loi de simplification économique, a été censuré le 21 mai 2026 par le Conseil constitutionnel pour manquer de lien avec les textes d’origine. Malgré cette opposition juridique, Lyon a décidé de poursuivre son application sans délai.
Le 30 septembre dernier, une commission du développement durable a rejeté avec un écart de deux voix la proposition de loi du député Pierre Meurin visant à abroger les zones à faibles émissions. Le texte sera revoté le 8 octobre dans le cadre d’une journée réservée au groupe RN.
Le député Meurin affirme que ces mesures excluent plus de 15 millions de Français, alors que Sylvain Carrière (LFI) qualifie la ZFE « de système profondément injuste ». Vincent Thiébaut (Horizons), quant à lui, insiste sur l’importance d’améliorer les transports collectifs avant toute suppression.
Le 2 octobre dernier, Pierre Chasseray et Alexandre Jardin ont dénoncé le dispositif comme « absurde et punitif », promettant de faire connaître aux électeurs les résultats des votes parlementaires. Cette situation laisse une question essentielle en suspens : combien de temps ce système peut-il rester en vigueur avant que la légitimité législative ne soit clairement établie ?