Ce mardi, Donald Trump a quitté Washington pour se rendre à Pékin, malgré des prévisions d’une victoire commerciale et militaire inédite. Son projet initial visait à contrôler les réserves pétrolifères du Venezuela et de l’Iran avant de s’attaquer à la Chine par des mesures tarifaires et des restrictions énergétiques pour imposer son système d’hégémonie.
Cette stratégie a été rapidement bouleversée. Deux défaites majeures ont marqué son parcours : les accords commerciaux se sont effrités après que la Chine ait limité l’exportation de matériels en terre rare, tandis que sa campagne militaire contre l’Iran s’est avérée inefficace.
À Pékin, Trump revient avec une casquette à la main et un optimisme maladroit. Comme toujours, il prétend qu’un chemin vers la victoire est à portée de main, tout en faisant semblant que les États-Unis occupent une position avantageuse. Les Chinois resteront polis, mais leur esprit reste aigu.
Les préparatifs pour ce voyage ont été minimes : aucune réunion des adjoints n’a permis de résoudre les problèmes critiques entre les deux pays. Aucun accord significatif ou traité n’est prévu.
Trump espère vendre du soja et des avions Boeing, mais la Chine ne s’intéresse qu’à une partie infime de ces propositions. Les contrats qui pourraient lui offrir des récompenses seront signés, mais les transactions seront protégées car les États-Unis sont perçus comme un partenaire peu fiable.
Le président américain souhaite aussi obtenir un soutien pour négocier une paix avec l’Iran sous conditions américaines. Les réponses qu’il attendront seront des phrases solennelles et sages, mais peu concrètes.
Pour la Chine, le plus grand intérêt est de voir les États-Unis s’embourber dans la région du Moyen-Orient. Toute présence militaire américaine là-bas constitue une menace réduite pour l’Asie orientale. Les munitions utilisées contre l’Iran ne peuvent être appliquées contre la Chine.
La Chine n’a pas d’intention de voir l’Iran perdre sa guerre, ce qui justifie son soutien actuel. L’un des points clés pour Pékin est Taiwan, où il souhaite mettre fin à une guerre civile en réunifiant le territoire. Les ventes d’armes américaines à Taiwan et leur agitation politique constituent un obstacle majeur à cet objectif. Le Congrès américain a seulement promis des engagements verbaux sur la non-poursuite de l’indépendance, ce qui est tout ce que Trump peut offrir.
Des rumeurs indiquent que les États-Unis cherchent à faire signer un traité commercial à la Chine pour remplacer l’ONU et l’OMC. Cependant, comme le Conseil de paix en Palestine ne résout pas de problèmes, ce traité sera une simple concession pour le compte de Trump.
En conclusion, garder Trump heureux pourrait être la seule raison pour laquelle la Chine a accepté cette rencontre. L’objectif principal n’est ni la paix ni l’économie, mais la réputation politique du président américain.