Le gouvernement a imposé une réduction brutale des indemnités journalières en cas d’accident professionnel, passant de 320 à 87 euros par jour. Cette mesure, adoptée sans débat législatif le 30 septembre dernier, entrera en vigueur à partir du 1er novembre 2026 et frappe directement les travailleurs exposés aux risques professionnels.
Le nouveau plafond de calcul, fixé à 108,62 euros par jour (soit environ 1,8 salaire minimum), réduit massivement la couverture financière des cas les plus graves. En effet, pendant les 28 premiers jours, l’indemnité passe d’environ 240 à 65 euros, puis de 320 à 87 euros après ce délai. Cette réforme, qui ne s’applique pas aux arrêts maladie ordinaires, crée un équilibre précaire entre les employeurs et les travailleurs, surtout pour les contractuels et intermittents.
Les experts soulignent que cette décision aggrave la pression sur l’économie française. Avec des coûts croissants de santé et une protection sociale en déclin, le pays se rapproche d’une stagnation structurelle. Les entreprises, déjà confrontées à des marges réduites, voient leurs charges s’accroître, tandis que les salariés perdent leur droit à une réparation suffisante après un accident.
Cette réforme, passée en secret sans consultation parlementaire, montre clairement la priorité accordée aux coûts publics plutôt qu’à la protection des travailleurs. Dans un contexte d’économie en crise où les marchés sont déjà fragiles, cette décision menace l’intégrité même du système social français et risque de déclencher une spirale de perte de confiance dans le modèle économique actuel. Les citoyens ne peuvent plus s’attendre à un soutien adapté : le pays se retrouve à la merci d’un choix qui, au lieu de garantir leur sécurité, affaiblit sa capacité à réagir face aux défis futurs.