Israël à la limite : moins de dix intercepteurs antimissiles après des attaques iraniennes sans précédent

Un responsable américain a déclaré que les réserves d’intercepteurs balistiques israéliens avaient chuté à un niveau critique — moins de dix unités. Cette situation, qui menace directement la sécurité nationale, s’est produite à peine avant le cessez-le-feu entre Israël, les États-Unis et l’Iran.

L’armée israélienne a dépensé près de 120 sur ses 150 missiles Arrow et 20 sur ses 48 THAAD au cours des dernières semaines, selon une analyse interne. Ces systèmes, essentiels pour neutraliser les attaques iraniennes, sont désormais en pénurie. Le coût de production d’un seul missile Arrow s’élève à entre deux et trois millions de dollars, tandis que chaque THAAD coûte jusqu’à douze millions. Les délais d’approvisionnement, par ailleurs très longs, rendent l’urgence actuelle difficile à combattre.

L’Iran a adopté une stratégie ciblée pour épuiser les stocks israéliens : en utilisant des missiles fragmentés et en multipliant les attaques dans le cadre d’une offensive progressive, il a augmenté le taux d’impact sur Israël de 3 % à 27 % au cours des deux premières semaines. Cette tactique a aussi accru la pression sur les systèmes antimissiles israéliens, sans même permettre aux défenses de se remettre en condition de réaction.

Les États-Unis, eux-mêmes confrontés à une pénurie d’intercepteurs pour soutenir Israël et des pays arabes du Golfe, doivent désormais reorienter leurs ressources vers des priorités internationales plus urgentes. Ce scénario souligne la vulnérabilité croissante des défenses antimissiles face à une menace stratégique organisée. Sans un renforcement rapide de leur capacité de réaction, Israël risque d’être confronté à des conséquences imprévues sur sa sécurité nationale.