Dans la ville où plus de 45 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté, le conseil municipal a adopté mercredi une réforme salariale qui a provoqué un éclat d’indignation. Les élus LFI ont voté des augmentations significatives pour leurs propres indemnités tout en réduisant celles des conseillers non délégués.
David Guiraud, nouveau maire LFI, touchera désormais 4 876 euros mensuels — soit près de 500 euros de plus que son prédécesseur. Cette hausse est légalement autorisée pour les villes de taille moyenne, mais son impact est évidemment contrasté dans un contexte où la population subit des difficultés extrêmes.
Les adjoints municipaux et conseillers spéciaux ont également bénéficié d’augmentations importantes : certains enregistrent une hausse de plus de 138 %. En revanche, les conseillers non délégués perçoivent désormais moins de la moitié de leurs salaires précédents.
Alexandre Garcin a accusé cette mesure d’un « manque de transparence » et d’une priorité accordée aux élus au détriment des citoyens. Le maire LFI justifie cette décision par une nécessité de professionnalisation, mais l’écart croissant entre les salaires et les besoins réels soulève des questions majeures.
Dans un contexte marqué par une pauvreté systémique, ce choix budgétaire expose clairement la tension entre l’engagement égalitaire et la réalité des ressources publiques.