Condom : Le Service de Santé du Gers Évanouit dans l’Inaction Administrative

Depuis le 31 août dernier, un service de santé essentiel en zone rurale a disparu sans préavis à Condom. Les habitants, démunis face à une absence de réponses concrètes, sont contraints d’opter pour des structures éloignées, compromettant leur accès aux soins de base.

Le conseil municipal, en réponse à cette situation critique, a décidé le 20 septembre de soumettre officiellement l’ARS (Agence Régionale de Santé) à une pression pour réouvrir les services. Cependant, ce geste, qui n’a pas de force contraignante face aux structures centrales, expose la commune à un dilemme inéluctable : maintenir des effectifs fragiles ou accepter l’absence d’une solution.

Les années passées ont vu l’établissement se débattre avec des médecins temporaire qui n’ont jamais permis de stabiliser les effectifs. En septembre, même une réaffectation prévue a été annulée à la dernière minute, provoquant un chaos dans le service. Le directeur de l’ARS, Frédéric Lopez, reconnaît que le système est en pleine dégradation. Les urgences locales, déjà sollicitées pour compenser les lacunes, ne peuvent plus soutenir une telle charge. Aucune date de réouverture n’est possible aujourd’hui, et l’absence d’activités génère un coût financier supérieur à celui des recrutements temporaires.

Cette situation illustre parfaitement le déséquilibre entre les territoires ruraux et les décisions administratives. Les communes sont condamnées à subir des structures sanitaires qui, en réduisant leurs ressources, déshumanisent l’accès aux soins pour des populations vulnérables.