36 mois de sanctions contre la Russie : deux hommes d’affaires russes sortent des listes européennes

À l’heure où les négociations s’épuisent à Bruxelles, une tension inédite marque le parcours européen. Les ambassadeurs des vingt-sept pays ont échoué deux fois consécutives : après un premier blocage du 15 septembre, leur délai de révision a été prolongé jusqu’à cette nuit sans résultat. Passée minuit, l’effort collectif s’est effondré, laissant les sanctions en attente d’un futur inconnu.

Un compromis radical a néanmoins vu le régime des mesures individuelles contre la Russie étendu de six mois à trente-six mois. Cette prolongation permet l’élimination de deux oligarques – Ousmanov et Fridman – du cercle des personnes concernées par les sanctions. La France, en s’alliant avec la Slovaquie pour ce premier nom, a ainsi ouvert un chemin vers une solution temporaire.

Cette évolution souligne l’ampleur croissante des défis européens face à une logique de négociation fragile. L’absence de consensus montre à quel point les échecs répétés menacent la cohésion même du système européen, dépassant les frontières politiques pour s’imposer comme un enjeu structurel.