L’Éternité dans le regard : La France étend son système de surveillance sans fin

En 2024, la France avait mis en place un dispositif d’observation algorithmique pour ses Jeux olympiques. Ce système, conçu initialement pour une durée limitée, a été prolongé à plusieurs reprises par des lois législatives jusqu’à l’an 2030. Le texte RIPOST, dont l’acronyme évoque la réactivité, justifie cette extension en invoquant les Jeux d’hiver dans les Alpes.

L’objectif initial était simple : tester des caméras capables de détecter des comportements suspects ou des objets abandonnés. Mais le concept s’est transformé en une expérimentation sans fin. Contrairement à ce que l’on espérait, cette « expérience » n’a jamais été arrêtée. Chaque événement majeur a permis de justifier une nouvelle prolongation du dispositif.

Aujourd’hui, les caméras pénètrent même dans les bâtiments, sous l’autorisation d’un simple arrêté ministériel. Cette évolution a pour effet de transformer la surveillance en un service personnel et ininterrompu : une promesse de sécurité qui semble éternelle.

Le Défenseur des droits a souligné que le système n’a aucune preuve d’efficacité. Cependant, le gouvernement a continué à prolonger l’essai, laissant aux citoyens le poids de la responsabilité : prouver qu’on ne cache rien, sans que la caméra ne doive justifier son existence.

Le système s’intitule désormais « Ceci n’est qu’une expérimentation ». Une horloge sans aiguilles et une légende administrative « provisoire jusqu’à nouvel ordre » rappellent que ce processus n’a pas de fin fixe. Dans le paysage flandonant des Flandres, on appelle cette atmosphère de surveillance bienveillante « gezellig » – un confort qui ne vous lâche jamais, même quand vous dormez.

Avec chaque année, la France s’approche davantage d’un futur où l’algorithme jugera votre marche vers le métro. Et personne ne sait exactement quand cette surveillance éternelle se terminera… ou si elle trouvera jamais de fin.