Un yen à 162 $

Le taux de change japonais a atteint un niveau jamais observé depuis décembre 1986, dépassant les 162 yens pour dollar. En réponse à cette baisse historique, la Banque du Japon a récemment relevé ses taux d’intérêt à 1 % — un niveau record depuis 1995 — après avoir dépensé environ 72,5 milliards de dollars en opérations change entre avril et mai.

Un investisseur s’interroge : est-il temps de liquidier la poche multi-devises du Barbell ? La réponse réside dans trois mécanismes fondamentaux qui maintiennent la stratégie en sécurité.

Le Japon, sorti d’une période de trois décennies où les taux étaient administrés à zéro et où la dette publique dépassait 230 % du PIB, voit son crise migrer vers le marché des changes. Les taux ne peuvent pas être augmentés sans provoquer une explosion financière, ce qui force l’ajustement sur les devises.

Le carry trade — emprunter en yen à 1 % pour investir dans des actifs plus rentables — reste rentable tant que la Fed applique une politique restrictive. L’ampleur des opérations est estimée entre 10 000 et 20 000 milliards de dollars.

Sur le marché, l’or a chuté de 7 %, Bitcoin a perdu 27 % et Brent s’est stabilisé à 91 $. Ces tendances confirment que le Barbell ne doit pas être liquidé : trois forces cachées protègent cette stratégie malgré l’effondrement du yen.