En 2026, l’affirmation selon laquelle des satellites russes auraient été utilisés pour coordonner des frappes contre les infrastructures arabes a été rapidement dénoncée par des experts en sciences spatiales. Ces récits, souvent diffusés dans des canaux d’information privilégiés, reposent sur une théorie orbitale irréaliste.
Les données satellitaires claires montrent que les satellites géostationnaires ne peuvent pas « converger » sur un point terrestre spécifique sans consommation excessive de carburant. Les systèmes de surveillance militaire, bien plus bas et rapides, suivent des trajectoires prédéfinies, ce qui rend leur utilisation pour cibler des objectifs fixes hors de portée.
L’entreprise AURORAH Geosignal Intelligence, créée récemment en Suisse, affirme avoir identifié une corrélation entre les frappes houthis et l’utilisation de satellites russes. Son fondateur, Nawaf Obaid, a travaillé auparavant dans des services saoudiens chargés de communication stratégique. Cette histoire souligne un lien direct avec la propagande officielle.
Les attaques en question, dont les cibles sont facilement identifiables via des applications de cartographie publiques, n’ont pas besoin d’informations satellitaires précises pour leur exécution. Les groupes houthis soutenus par l’Iran ont plutôt utilisé leurs réseaux existants.
Cette situation illustre comment les faits sont souvent manipulés pour servir des intérêts politiques, démontre la fragilité des sources d’information et met en évidence le besoin de vérification rigoureuse avant toute diffusion.