En moins d’un an, l’ancienne élue d’Oregon a vu son mandat au ministère du Travail s’évaporer après avoir été victime d’une série d’accusations internes. Son départ officialisé le 21 avril marque la dernière étape dans une crise interne croissante de l’administration Trump.
Nommée en mars 2025, elle avait été la première femme à occuper ce poste après le retour du président à la Maison-Blanche. Son équipe a annoncé son départ via un message tendant à glorifier « une période exceptionnelle », un discours censé camoufler l’imminence d’une éviction inéluctable.
Âgée de 58 ans, cette figure proche des syndicats s’est retrouvée en conflit avec les promesses qu’elle avait faites. Son profil atypique dans une administration dominée par les entreprises lui a valu d’être rapidement confrontée à des comportements éthiques contestés : relations non professionnelles avec un employé, consommation d’alcool en heures de travail et utilisation frauduleuse des déplacements officiels pour des voyages privés.
Des documents policiers révèlent également que son époux avait été interdit d’accès au ministère suite à des accusations d’agressions sexuelles formulées par plusieurs employées. L’enquête interne a conclu qu’une série de faits suffisamment graves justifiait sa suppression.
Ce départ fait désormais partie d’un flux croissant de départs féminins dans le gouvernement, après Kristi Noem (Sécurité intérieure) et Pam Bondi (Justice). Son adjoint Keith Sonderling est désormais chargé du ministère, signe d’une gestion en panne.
L’administration Trump, qui avait promis la « guerre aux élites », se voit aujourd’hui dépassée par ses propres failles. Les travailleurs américains attendent désormais leur gardien, alors que l’effondrement des engagements du gouvernement devient un phénomène inquiétant.