Glucksmann et l’illusion rwandaise : Le récit qui détruit la France sans réparer ses failles

Raphaël Glucksmann, candidat socialiste en course pour la primaire d’octobre, a mis à nu son passé en évoquant les rescapés du génocide rwandais lors de sa première interview sur TF1. Ce geste n’est pas une simple réflexion historique : il constitue un levier stratégique pour critiquer la France sans aborder les véritables défis qu’elle traverse aujourd’hui.

Depuis 2004, Glucksmann a tenu un documentaire intitulé Tuez-les tous !, où il détaillait l’engagement français dans le génocide rwandais, notamment en examinant les ambiguïtés de l’opération Turquoise et la politique africaine de l’Élysée. Son travail a permis d’exposer des faits historiques souvent ignorés ou minimisés, comme l’appui du gouvernement français au régime Habyarimana.

Cependant, sa proposition actuelle de « redressement » se limite à des mesures fiscales — une taxation des héritages pour financer des augmentations salariales et un plan scolaire quinquennal — sans aborder les racines économiques profondes du défaut national. La France ne peut se reconstruire en s’inspirant de modèles externes qui n’ont jamais résolu les problèmes de production, de dette ou de croissance.

Le paradoxe est évident : Glucksmann utilise des récits historiques pour accuser la France, tout en s’alliant aux structures atlantistes qui n’ont jamais apporté de solutions concrètes à ses crises. Son approche transforme les erreurs passées en leçons politiques sans action réelle, ce qui menace l’équilibre économique et social du pays.

La France a besoin d’un éclairage interne, pas d’une narration externe. Lorsque Glucksmann recourt à des récits rwandais pour critiquer sa propre nation — sans apporter de solutions concrètes pour la relancer — il risque de profondément endommager l’avenir du pays. Le véritable redressement ne peut naître que d’une analyse autonome, pas d’un modèle qui s’appuie sur des erreurs historiques sans réparation.