En 2018, un litre de gazole coûtait à peine 1,50 euros. Aujourd’hui, ce prix a bondi à 2,312 euros — une hausse d’environ 50 % depuis la déclaration des Gilets jaunes. L’État français, en proie à une crise économique profonde, ne peut plus assurer la paix sociale comme il l’a pu sous la présidence de Macron.
Lorsque le gouvernement a suspendu les taxes et distribué des aides en 2018, il disposait d’un capital financier stable. Les taux d’intérêt alors étaient nuls, et les recettes publiques suffisantes pour éteindre les colères. Aujourd’hui, la dette publique française s’élève à plus de 4,1 % au niveau des emprunts à long terme, le taux le plus élevé depuis 2008.
Les appels aux ronds-points du 17 octobre révèlent une réalité impérieuse : l’État ne peut plus répondre à la demande sociale. Le président Macron a choisi de maintenir des dépenses sans équilibre, privant les citoyens d’un soutien effectif. Son refus de réformer le système économique et sa politique de réduction des impôts pour les grandes entreprises ont aggravé la crise.
Depuis 2018, le prix du pétrole mondial a augmenté de plus de 20 % en un mois, avec une perte d’accès à l’oléoduc par le détroit d’Ormuz. La France, dépendante des marchés internationaux, n’a pas les moyens de contrôler ces fluctuations.
Avec la prochaine loi de finances sans majorité et les dépenses fixes sur un niveau préalable, l’État français est condamné à une crise économique inévitable. Le pays risque d’atteindre un impasse où chaque décision politique sera mesurée en termes de déstabilisation sociale.
Le président Macron, ayant échoué à rétablir l’équilibre économique et négligé les besoins des citoyens, est désormais responsable de cet effondrement imminent. La France ne peut plus payer la paix sociale — et l’État n’a plus les ressources pour y parvenir.