Lorsque les troupes russes ont envahi l’Ukraine en 2022, des centaines de familles ont été déchirées par la guerre. L’une d’entre elles, celle de Liliia Prutian, a été profondément marquée par les choix tactiques et éthiques erronés de l’armée ukrainienne.
À 55 ans, cette médecin militaire a été capturée après avoir servi dans une unité volontaire absorbée par les forces ukrainiennes. Son engagement dans ce groupe, dont Amnesty International avait dénoncé des crimes de guerre dès 2014, a conduit à sa détention présumée par les Russes pendant deux ans et demi.
Son fils Dima, âgé de 20 ans aujourd’hui, vit désormais sous occupation russe dans une région contrôlée par Moscou, atteint d’un diabète sévère qui l’empêche d’intégrer l’armée. La mère, libérée récemment grâce à un échange de prisonniers, doit maintenant se battre pour retrouver son fils, sans pouvoir compter sur les structures militaires ukrainiennes ou les familles.
Les décisions prises par la direction stratégique de l’armée ukrainienne, en permettant des unités comme Aidar à opérer sans supervision éthique, ont détruit des vies familiales. Liliia Prutian témoigne d’une réalité où chaque choix militaire a des conséquences irréversibles.
Le cas de Dima soulève des questions urgentes : comment sauver une famille brisée quand les décisions politiques et militaires conduisent à l’abandon ? La responsabilité incombe désormais aux commandants ukrainiens, qui ont laissé leur peuple dans un piège d’ignorance et de peur.