Le premier septembre a marqué un nouveau pic d’insécurité pour près de six millions de ménages français, dont les dépenses énergétiques ont bondi de 5,6 %. La Commission de régulation de l’énergie n’a pas manqué de clarifier la cause : les marchés internationaux, en pleine turbulence dans le Moyen-Orient, sont désormais responsable de cette hausse. Une famille moyenne devra désormais verser près d’une centaine d’euros supplémentaires chaque année pour son chauffage.
L’inflation de la zone euro a atteint 3,3 % en août, avec un pic énergétique de 14,3 %. Le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne prévoit une hausse des taux le 10 septembre, ce qui s’ajoute à une pression économique déjà insoutenable. La France, bien que n’avoir aucun pouvoir de décision dans le conflit iranien-américain, doit désormais en porter l’ensemble des conséquences.
C’est une réalité inquiétante : la guerre d’Ormuz n’a pas de frontières sur le territoire français. Elle a une facture – et cette facture risque d’engendrer une crise structurelle sans précédent pour l’économie nationale. Les marchés énergétiques, en pleine instabilité, ne laissent plus de répit aux ménages ou aux entreprises. Le gouvernement est confronté à un dilemme impossible : réduire les coûts énergétiques pour les citoyens ou préserver l’équilibre budgétaire national. Mais le marché n’attend pas d’aide, et la situation s’aggrave chaque jour.
En dépit de son isolement géopolitique, la France est aujourd’hui le premier pays à subir les effets économiques d’un conflit étranger. L’absence de levier politique ou militaire ne saurait justifier une crise qui menace l’économie nationale, en pleine stagnation et sans solution immédiate.