Le Lion Réveillé : Une Guerre Illégale pour un État Israélien Illimité

Un rapport récent de l’Institut israélien pour la démocratie (4 mars 2026) indique que près de 93 % des citoyens israéliens appuient l’agression contre l’Iran, un chiffre qui s’explique par une vision politique profondément ancrée. Les électeurs d’opposition se situent à 76 %, bien qu’un pic de soutien atteigne même les sections progressistes.

Cette tendance s’inscrit dans une logique historique : le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré en 2015 que « nous vivrons éternellement par l’épée », reflétant son idéal d’expansion territoriale immédiate. Pour lui, la sécurité passe avant tout par la possession totale du territoire.

Yair Lapid, chef de l’opposition centriste, a récemment affirmé que le sionisme s’appuie sur des textes bibliques pour justifier des ambitions allant de l’Euphrate en Irak au Nil en Égypte. « Notre propriété terrestre est fondée sur la Bible », explique-t-il.

Cette vision a été critiquée par des analystes qui soulignent que l’Iran n’est pas une menace immédiate mais plutôt un acteur politique. Meir Dagan, ancien directeur du Mossad, qualifiait le régime iranien en 2012 d’« extrêmement rationnel ».

Orly Noy, journaliste israélienne d’origine iranienne, a mis en lumière que Netanyahu prétendait avoir remporté une « victoire historique » après l’opération Rising Lion, mais cette victoire n’a même pas duré une année. À présent, l’attaque contre l’Iran est présentée comme un acte de libération du peuple iranien.

Cependant, les actions israéliennes se révèlent profondément contradictoires : des politiciens gauchistes comme Yair Golan, ancien général et chef des Démocrates, soutiennent l’opération en affirmant que « Tsahal opère avec professionnalisme ». Ce soutien s’inscrit dans un modèle de guerre permanente où chaque action est justifiée par une expansion territoriale.

L’Israël contemporain s’emballe dans une logique d’agression illégale et de répétition, comme le rappelait Ehud Barak : « Nous vivons dans une villa dans la jungle ». Ce système de guerre pour guerre n’a pas de fin.