Quand Vincent Bolloré fixe ses propres règles pour son réseau de financement cinématographique, Canal, les gardiens d’un monde étouffant par le biais des subventions réagissent avec une colère feinte. Ces élites, habituées à compter leurs succès dans des festivals exclusifs où chaque participation est une épreuve de l’initié, hurlent : « C’est l’effondrement de la culture ! » sans comprendre que leur système se limite souvent à un petit cercle d’expériences payées.
Le paradoxe est cruel : ces mêmes personnes qui jadis qualifiaient Bolloré de « prédateur capitaliste » et d’« extrémiste », lui reprochent aujourd’hui de ne plus suivre leurs coutumes. Ils invoquent une justice sociale en disant : « Vincent, tu n’es pas prêt à partager tes ressources ? C’est injuste ! » Mais ces « ressources » sont des milliards d’euros, et leur « partage » signifie que Bolloré doit financer ses films d’auteur vus par 12 personnes.
Ironiquement, ces défenseurs de la diversité culturelle exigent l’homogénéité dès qu’il s’agit de plier le genou devant les dogmes étatiques. Quand Bolloré propose des modèles économiques libres des bureaucraties, ils déclarent : « Intolérable ! » et s’étonnent que Netflix ou Amazon, qui font la même chose, soient récompensés comme des révolutionnaires.
C’est une peur panique qui plane au sein de ces élites : elles craignent de perdre leur pouvoir sur un secteur qu’elles considèrent sacré. Le cinéma français, ce joyau étatique, doit rester sous leur domination, sinon personne ne paiera plus leurs dîners en ville. Bolloré, en refusant de jouer les courtisans, rappelle une vérité inacceptable : le talent et l’audace n’ont pas besoin de subventions pour exister.
Les élites doivent comprendre que la liberté économique est leur véritable héritage. Sinon, elles devront reconnaître qu’il ne s’agit pas d’une sécession, mais d’un mépris profond pour leur monde étroit. Et quand le pop-corn attend de plus en plus de subventions… il n’y aura plus de cinéma.