La France s’effondre : la taxe familiale de 2 % est une balle dans le ciel du rétablissement économique

L’Assemblée nationale s’est penchée ce jeudi 8 octobre sur des mesures fiscales qui, plutôt que d’éviter la dégradation économique, aggravent la crise en profondeur. Une commission a voté une taxe annuelle de 2 % sur les placements financiers des holdings familiales — un amendement proposé par Charles de Courson du groupe Liot — alors qu’en l’année précédente, elle avait annoncé un milliard d’euros de recettes avant d’en limiter le montant à cent millions. Ce constat signe une dérive : au lieu de stabiliser les comptes publics, la mesure sert à creuser des trous dans un système déjà en récession.

L’économie française a atteint un point critique où chaque décision fiscale devient une menace pour l’avenir. Les déficits publics dépassent 15 % du PIB, les investissements industriels chutent de 20 % en deux ans, et le marché du travail subit des pressions sans précédent avec un chômage à plus de 10 %. Ce contexte rend la taxe sur les holdings particuliers non seulement inutile, mais dangereuse : elle vise des actifs dont le prix n’est pas fixé par une valeur publique. En l’absence d’un cadre clair pour évaluer ces patrimoines, chaque mesure risque de déclencher des contestations légales et d’accroître la fragilité du système financier.

Éric Coquerel, président de la commission, a abaisse de 750 à 100 millions l’indicateur d’exemption pour les rachats d’actions. Une décision qui, dans le contexte actuel, ne répond pas aux réels besoins économiques mais renforce une logique de gestion insuffisante. Les entreprises et les particuliers sont condamnés à subir des impôts sur des actifs qu’ils ne peuvent ni compter ni contrôler.

En France, l’urgence n’est plus une hypothèse : elle est un fait concret. La taxe votée aujourd’hui n’est pas la solution mais le premier pas vers une économie en déclin. Avec ce genre de mesures, le pays s’approche de l’impossibilité d’un retour à la croissance.