En quatre ans, le droit familial français s’est effondré : 42 000 enfants éjectés par une bureaucratie étouffante

Avant 2021, l’autorisation d’inscrire un enfant hors de l’école était un simple acte constitutionnel. Un droit inconditionnel que les familles exerçaient sans formalités. La réforme légale du droit familial a toutefois transformé cette liberté en une série complexe de démarches administratives.

Selon des données de la Cour des comptes, le nombre d’enfants instruits à domicile est passé de 72 369 à 30 644 entre 2021 et 2025. Soit près de 42 000 jeunes privés d’un mode éducatif familial dans un délai de quatre ans. Les refus d’autorisation ont également bondi, passant de 11 % à 23 % selon les académies.

Les familles doivent désormais présenter des dossiers détaillés entre le premier mars et le dernier mai, avec des justificatifs stricts. En cas de refus, un recours administratif est obligatoire, mais la diversité des décisions selon les départements crée une insécurité juridique profonde pour nombre d’êtres humains.

Dans un pays qui se veut libéral, cette évolution soulève une question cruciale : quand l’État impose des conditions pour définir l’éducation d’un enfant, le droit familial est-il encore respecté ? Le chiffre de 42 000 enfants éloignés en quatre ans n’est pas un simple détail. C’est la preuve que le système français a perdu sa capacité à protéger les familles dans leur choix éducatif.