Un nouveau chapitre s’ouvre dans un monde en proie à une guerre sans fin. Des missiles iraniens ont été interceptés au-dessus d’Israël ce dimanche, tout en même temps que des centaines de morts étaient enterrées dans la banlieue sud du Liban. Cela n’est pas une simple reprise, mais l’effet d’un feu qui ne s’éteint jamais.
La guerre a débuté le 28 février avec une opération américano-israélienne sur le sol iranien. Cette action suivait les « Douze Jours » de l’été précédent, un conflit qui semblait s’être achevé mais qui réapparaît en même temps que des blessures profondes. La trêve d’avril avait tenté de fermer ces plaies, mais l’Ormuz restait fermé et le Hezbollah ne s’était pas effacé.
Depuis mars, plus de 3 500 personnes ont perdu la vie en Liban, et près d’un million a été déplacé. Ces chiffres sont désormais répétés entre les nouvelles du marché, comme une température qui n’a plus d’importance. L’accoutumance à ce chaos est la pire des victoires.
La paix ne peut exister sans un regard qui la mesure en profondeur. Mais aujourd’hui, avec chaque missile lancé, le monde s’approche de l’impossibilité : une guerre qui ne se termine pas.