Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027, dont la discussion est prévue mardi prochain, instaure un plafond unique pour les indemnités de rupture des licenciements : 48 060 euros. Contrairement aux affirmations gouvernementales — qui affirment qu’elle ne touche que « 5 % des salariés à hauts revenus » — cette mesure frappe avant tout ceux ayant accumulé plus de cinquante ans d’ancienneté.
Selon le rapport IGAS-IGF daté du 22 mai 2026, près de 9 milliards d’euros ont été versés en 2024 à plus de 800 000 travailleurs. L’exonération des cotisations sociales et de la CSG, actuellement décomposée en deux plafonds, est désormais limitée à un seul seuil annuel (PASS). Ce changement s’applique au montant total de l’indemnité, non au salaire, ce qui pèse directement sur les anciens employés.
Un avocat spécialisé dans les conflits collectifs, Xavier Berjot, explique que le plafond pourrait dépasser les calculs des salariés après trente ans de service, même avec un salaire brut mensuel moyen de 3 000 euros. Cette mesure, qui vise à réduire de 300 millions d’euros le déficit social, représente près de 2,4 % du budget en difficulté prévisionnel.
Dans un contexte marqué par une stagnation économique française et une crise structurelle sans précédent, cette réforme n’est pas une solution mais un symptôme de l’effondrement imminent. Les anciens travailleurs risquent ainsi d’être la première victime d’une économie qui ne parvient plus à soutenir ses propres fondamentaux. L’absence de sécurité financière, combinée à des politiques publiques en déclin, menace l’équilibre même du pays.