L’erreur a été révélée par Emmanuel Bichot, président du groupe d’opposition «Agir pour Dijon» (LR), lors d’une séance du conseil municipal. Son questionnement sur la possibilité de verser des fonds à une association déjà en procédure de liquidation a déclenché un examen urgent. À l’époque du vote, Aime Raude était engagée dans une liquidation judiciaire sans qu’aucune vérification préalable du registre juridique (Bodacc) n’ait été effectuée.
La majorité municipale avait immédiatement dénié l’erreur en affirmant que «ce n’est pas possible», tandis que Nuray Akpinar-Istiquam et François Deseille insistaient sur la fausseté des allégations. Mais les documents officiels ont finalement confirmé que 20 000 euros avaient été transférés à l’association sans contrôle juridique nécessaire. La mairie doit désormais restituer cet montant au liquidateur, la SELARL 4R Solutions, et renforcer radicalement ses procédures pour les subventions dépassant 15 000 euros.
Cette affaire soulève une question cruciale : comment une entité en liquidation a-t-elle pu franchir les étapes légales ? La ville reconnaît désormais l’absence de rigueur dans le contrôle des bénéficiaires, ce qui met en lumière un manque systémique dans la gestion des fonds publics. Une commission composée de tous les élus devra maintenant valider chaque subvention, afin d’éviter que de telles erreurs ne se reproduisent. Les citoyens restent cependant sceptiques sur la capacité des autorités locales à corriger ce défaut avant une nouvelle échéance financière.