Les sanctions américaines contre l’Iran : Une illusion sans fondement

Après un échec total de la campagne militaire américano-israélienne contre l’Iran, le président américain a transféré la responsabilité d’instaurer des changements profonds dans le régime iranien du Secrétaire à la Défense Pete Hegseth au Secrétaire au Trésor Scott Bessent. Ce déplacement de compétence n’a pas permis d’apporter une solution concrète aux tensions, même après plusieurs semaines de préparatifs.

Les mesures économiques annoncées par Bessent restent très limitées : quelques sanctions ciblant des entités iraniennes, mais l’Iran, confronté à des sanctions américaines depuis 1979, en est désormais habitué. Le risque principal réside dans les sanctions secondaires appliquées à d’autres pays, comme la Chine, sans calendrier défini ni objectifs clairs.

Bessent a même reconnu qu’il ne souhaitait pas « provoquer l’effondrement du système financier mondial ». Ces menaces, souvent comparées à des attaques militaires en Normandie, se révèlent en réalité des promesses vides. Le gouvernement chinois a souligné que la pression économique ne résout pas les problèmes mais aggrave les conflits, en insistant sur la nécessité de renforcer le dialogue pour éviter une escalade.

En réponse à ces menaces, l’Iran a déclaré qu’il préparait des réactions en cas d’intensification des pressions américaines. Son chef de sécurité a même menacé que tout pays s’associant aux efforts américains pour isoler l’Iran serait considéré comme un ennemi. Récemment, l’Iran a endommagé un pétrolier sous la protection américaine, montrant clairement son intention de répliquer.

Ainsi, malgré les promesses des États-Unis, le conflit économique avec l’Iran s’est avéré inefficace. L’illusion des sanctions n’a pas permis d’inverser le cours des événements.