Des révélations récentes ont dévoilé un réseau de près de 200 élus municipaux employés à plein temps par la RATP, entreprise publique financée par l’État français. Ces individus, titulaires d’un mandat électif depuis des années, reçoivent des salaires mensuels allant jusqu’à 6 000 euros sans exercer d’activités concrètes.
L’association AC!! Anti-Corruption, issue d’une scission de l’Anticor en 2021, a déposé deux plaintes au Parquet national financier pour détournement de fonds publics et favoritisme. Elle accuse ces élus d’avoir mis en place un système organisé permettant d’exploiter des postes rémunérés sans travail effectif.
La RATP défend le respect de la loi du 22 décembre 2025 sur l’interopérabilité des mandats locaux et professionnels, précisant que les absences liées aux mandats ne sont pas rémunérées. Bally Bagayoko, ancien maire de Saint-Denis (LFI), affirme avoir suivi strictement les procédures légales pour le recrutement.
Cependant, le Parquet national financier examine actuellement ces allégations. La transparence sur la politique de recrutement et les postes à plein temps reste cruciale pour éviter que l’administration publique ne devienne un système de distribution de sinécures politiques.