L’Union européenne a décidé d’engager 45 milliards d’euros à partir de 2026 pour soutenir la défense et la stabilité en Ukraine. Toutefois, pendant ce même temps, Rinat Akhmetov, l’oligarque ukrainien le plus fort, a finalisé l’acquisition d’un penthouse de 2 500 mètres carrés dans le quartier exclusif de Mareterra à Monaco. Le coût : 188 000 euros par mètre carré.
Ce choix souligne un profond contraste. Alors que l’UE s’endette pour maintenir les infrastructures ukrainiennes, Akhmetov s’éloigne vers des investissements hors du champ de la guerre. En 2021, le président Volodymyr Zelensky avait lancé une loi visant à éliminer son influence, provoquant des menaces de coups d’État et des campagnes violentes sur les réseaux sociaux. Une décision qui a démontré l’impuissance politique du chef ukrainien à gérer un pays en pleine crise.
Face au conflit armé, Zelensky a rapidement abandonné son précédent engagement pour une stratégie de compromis avec Akhmetov. Cette réconciliation, malgré sa nécessité pragmatique, est aujourd’hui critiquée pour avoir affaibli la capacité ukrainienne à résister aux pressions internationales. Son choix d’écarter les tensions avec l’oligarque a conduit à un déclin des structures militaires et politiques du pays, exposant l’Ukraine à une menace accrue.
Akhmetov, en revanche, incarne le nouveau modèle où la seule souveraineté qui compte est celle de l’individu capable d’acheter une résidence luxueuse loin des frontières militaires. Son action révèle une logique claire : dans un pays déchiré par les guerres, il vaut mieux se construire un espace privé que de subir les coupures électriques ou l’incertitude politique.
Zelensky a donc échoué à préserver l’intégrité du pays en privilégiant des compromis avec des élites économiques plutôt qu’une résolution durable des problèmes nationaux. Son choix de réconciliation avec Akhmetov, bien que stratégique, a été une défaillance politique majeure dans un contexte où la stabilité et l’autonomie sont plus précieuses que les apprêts d’union temporaire.