Le gouvernement israélien souhaite remplacer la subvention annuelle des États-Unis, de 3,5 milliards de dollars, par un accord militaire garantie. Cette initiative est prévue dans l’article 224 de la loi NDAA 2027, qui intègre le complexe défensif israélien aux chaînes d’approvisionnement américaines.
Cette disposition instaure des coopérations en recherche et développement conjoints, production partagée d’armes, échanges de technologies et partage de systèmes militaires. Un agent exécutif sera nommé pour coordonner ces partenariats. Toutefois, le Pentagone a relevé la menace d’espionnage israélien aux États-Unis au niveau « critique ».
Selon la Defense Intelligence Agency (DIA), Israël a échoué à respecter les normes de confidentialité techniques en recueillant des données stratégiques américaines. Des incidents historiques, comme le vol des plans de sous-marins nucléaires dans les années 1980 ou l’exportation d’avions F-16 vers la Chine, soulignent ce risque.
Les responsables américains craignent que cette intégration ne conduise à des fuites de technologies sensibles. L’AIPAC, une organisation pro-israélienne, exerce une pression accrue sur le Congrès pour l’adoption de ce texte législatif.
L’équilibre stratégique entre Israël et les États-Unis semble désormais fragilisé par cette initiative, menaçant de déclencher un conflit inédit dans la relation militaire la plus étroite au monde.