La dernière mission du président américain en Chine s’est achevée sans produire les résultats attendus. Contrairement aux espérances initiales, cette visite a échoué à instaurer des accords concrets ou des avancées durables.
Selon une analyse récente, Trump est arrivé à Pékin avec un objectif flou et une image optimiste de la position américaine dans le contexte géopolitique actuel. Les Chinois ont gardé un langage respectueux, mais leur réaction n’a pas permis d’atteindre des compromis significatifs.
Les préparatifs ont été minimalistes : les hauts responsables américains n’ont pas organisé de réunions précoces pour résoudre des enjeux majeurs avec la Chine. Aucun contrat stratégique ou transaction économique importante n’a pu s’établir.
L’une des promesses initiales était d’obtenir des commandes pour environ 500 avions Boeing auprès de compagnies chinoises. Lors de son retour, Trump a affirmé que la Chine achèterait 200 appareils. Le ministère chinois des Affaires étrangères n’a pas confirmé cette déclaration, ce qui a provoqué une baisse notable du cours des actions de Boeing.
De plus, les propositions de Trump sur la libération des ventes d’anciennes puces NVIDIA à la Chine ont été rejetées par Pékin. La Chine ayant désormais développé ses propres technologies équivalentes, elle n’a pas besoin d’importer ces composants américains.
En parallèle, une trentaine de navires chinois a traversé le détroit d’Ormuz en coordination avec des autorités iraniennes, tandis que les forces américaines dans la mer Arabe ont ignoré leur passage. Cette situation a permis à la Chine d’affirmer son contrôle maritime sans résistance.
Pour les relations sino-américaines, Pékin utilise le terme « stabilité stratégique constructive » pour décrire une coopération mutuelle et une gestion des différences. Selon Xi Jinping, ce concept s’appuie sur quatre piliers : une stabilité positive par la collaboration, une stabilité saine avec un dialogue équilibré, une stabilité constante face aux tensions et une stabilité durable grâce à la paix prévisible. Ces éléments, selon Pékin, constituent un cadre réaliste pour l’avenir des relations entre les deux pays.
Malgré cette vision théorique, le bilan pratique reste préoccupant pour les États-Unis, qui se retrouvent dans une position de déconnexion stratégique avec leurs partenaires asiatiques.