Un nouveau calcul stratégique s’impose désormais en Iran. Alors que Donald Trump menace de détruire des infrastructures iraniennes — centrales électriques, puits de pétrole et île de Kharg — si les accords ne sont pas signés avant la fermeture du détroit d’Hormuz, l’Iran réactive avec une tactique inédite : un ciblage préventif des bases américaines dans le Koweït et Bahreïn.
« Et ensuite ? Que se passe-t-il ? » questionne Hamidreza Azizi, spécialiste de la stratégie militaire. Selon lui, l’Iran a abandonné les défenses passives pour passer à une offensive proactive visant à perturber toutes opérations américaines avant leur exécution. Une véritable inversion des rôles dans un conflit où chaque menace devient désormais une réponse plutôt qu’une simple hypothèse.
Ce changement de posture menace l’équilibre actuel, rappelant que la guerre n’est plus une question d’opérations isolées mais d’un ensemble stratégique profondément transformé. Les États-Unis, habitués à contrôler le déroulement des affaires, se retrouvent désormais face à un système de réaction irréversible — où chaque mot menaçant s’avère une arme en action.