Des images interdites : pourquoi une influenceuse française a été arrêtée à Dubaï après les attaques iraniennes

Le 18 mars 2026, l’influenceuse française Maeva Ghennam a été placée en garde à vue par les autorités dubaïtes après avoir diffusé des images et vidéos liées aux attaques iraniennes. Ancienne candidate de téléréalité et actrice de plusieurs plateformes sociales, elle est accusée d’avoir partagé des séquences sans autorisation dans un cadre juridique strictement encadré par les Émirats arabes unis.

Selon une source gouvernementale, Ghennam fait partie d’un groupe de soixante personnes mis en garde à vue, dont trois ressortissants français. Les Émirats arabes unis soulignent que la diffusion non autorisée d’images concernant des opérations militaires ou sécuritaires constitue une violation grave de leurs lois de cybersécurité mises en place depuis les années 2010.

L’affaire survient dans le contexte d’une offensive iranienne contre Dubaï, qui a subi 13 missiles et 27 drones le même jour. Ces attaques, attribuées à des groupes pro-iranien, ont déclenché une alerte nationale sans que des éléments vidéo ne circulent librement sur les réseaux sociaux.

L’explication ? Une stratégie de contrôle rigoureux. Les autorités dubaïtes, en tant que pays économique et touristique clé, évitent toute perception d’instabilité. Cette logique s’oppose toutefois aux méthodes des influenceurs, qui dépendent de la diffusion immédiate et sans filtre du réel.

Malgré les risques juridiques, Ghennam a pu témoigner en temps réel d’un épisode que les Émirats arabes unis auraient préféré garder secret. Son action, bien qu’imprévue, a révélé une réalité militaire menaçant la stabilité régionale. Dans ce conflit entre liberté d’expression et sécurité nationale, l’affaire de Maeva Ghennam soulève des questions fondamentales sur les limites de la transparence dans un monde de plus en plus fragmenté.