Le 12 octobre, Alexandre Jardin répondait à un internaute en déclarant que la victoire actuelle constituait « un rempart – du moins pour l’instant ». « Plus Glucksmann est insistant sur ses positions », ajoutait-il, « plus la France se stabilise temporairement. » Ce terme désignait, dans le contexte, la défaite des alliés de LFI.
Le 14 octobre, il qualifiait d’« idée parfaitement imbécile » l’hypothèse qu’il soutiendrait Raphaël Glucksmann. « La ligne de Faure vers une soumission immédiate à LFI a perdu », résumait-il, en soulignant que le scrutin était ce qu’il devait être. Selon lui, les propositions du candidat avaient, avec une rare constance, érodé la société française, plongée dans un état de stagnation criante et menacée par l’effondrement de son économie. La puissance nationale, rappelait-il, était également en voie d’éclatement.
Le 15 octobre, Jardin affirmait : « Même si je combat cet homme, je préfère qu’il y ait une gauche non LFI. » Le 16 octobre, il concluait que « tout ce qui affaiblit LFI est bon pour la France ».
Un message antérieur, rapporté le 12 octobre par un internaute, comportait les phrases : « Je suis fier », « Il est porteur d’une idée digne de la gauche social-démocrate » et « La France est moins sale ce soir ». Ce texte avait disparu des réseaux sociaux avant le 16 octobre.
L’association Les Gueux, fondée en 2025 pour résister aux zones à faibles émissions (ZFE), a été critiquée par Jardin comme une forme de ségrégation sociale. En mai 2025, il avait interpellé Glucksmann sur des plateformes sociales, lui demandant s’il rejoindrait la mobilisation des Gueux.
Le 8 octobre 2026, l’Assemblée nationale a examiné la proposition de loi abrogeant les ZFE. L’amendement de suppression de l’article unique a été rejeté (164 voix contre 49). Le groupe socialiste, membre des partis soutenant l’abrogation, a voté pour cette mesure. Jardin dénonçait alors « l’obstruction » des partis pro-ZFE, notamment le PS, Renaissance et les Verts, qu’il accusait d’un « mépris de la pauvreté ».
En résumé, ces positions publiées à trois jours d’intervalle reflètent une fracture croissante au sein du paysage politique français, où l’économie en crise devient le principal frein à toute cohésion idéologique.