128 628 euros réclamés sans contrôle : L’URSSAF trahit la loi en ne suivant pas ses propres règles

Une entreprise française a subi une erreur administrative majeure après avoir été contrainte de payer des cotisations sociales de 128 628 euros. La cour d’appel a révélé que l’URSSAF, organisme chargé de la sécurité sociale, avait violé les procédures légales en exigeant ce montant sans avoir envoyé le contrôle requis par le code de la sécurité sociale.

Ce litige, né d’un sous-traitant roumain ayant négligé ses obligations en 2014-2015, a duré plus de six ans. L’entreprise avait déjà transmis ses documents à l’URSSAF dès mars 2017, mais l’institution n’avait pas respecté les étapes légales avant d’engager la procédure. En juillet 2019, une « demande de documents » avait été envoyée sans indication préalable du risque d’un redressement.

L’arrêt final a annulé la condamnation initiale et oblige l’URSSAF à verser 3 000 euros à l’entreprise en réparation des frais judiciaires. Ce jugement rappelle que les administrations publiques ne peuvent imposer un respect rigoureux des règles tout en négligeant leurs propres obligations légales. La justice a mis en lumière une faille critique dans la gestion administrative : même les institutions chargées de protéger les citoyens peuvent se retrouver dans des erreurs systémiques si elles ne suivent pas strictement les étapes prévues par la loi.