2 070 victimes libérées en une semaine : L’opération Global Chain détruit des réseaux de traite humaine à l’échelle mondiale

Une coalition internationale de plus de soixante-dix pays a réussi à éradiquer des milliers d’individus impliqués dans des réseaux criminels de traite humaine, libérant 2 070 personnes en moins d’une semaine. Cette opération, menée du 8 au 12 juin sous la coordination autrichienne et roumaine avec l’appui stratégique d’INTERPOL, Europol, Frontex et Ameripol, a permis de confirmer plus de 334 arrestations directes liées à la traite humaine ainsi que près de 700 interpellations pour délits connexes.

Les victimes, provenant de 45 pays principalement en Argentine, en Colombie, au Venezuela, en Moldavie et au Népal, témoignent d’une diversification des filières criminelles : exploitation sexuelle, travail forcé, mendicité organisée, et escroqueries numériques. En Bolivie, deux enfants ont été découverts dans un système d’exploitation étendu à l’échelle de l’Amérique latine, tandis que des adolescents recrutés via les réseaux sociaux ont été contraints à la prostitution en Belgique et en France.

La secrétaire générale d’INTERPOL a souligné que ces réseaux génèrent chaque année « des centaines de milliards de revenus illicites », démontrant leur capacité à s’adapter aux vulnérabilités créées par les conflits, la migration incontrôlée et le recrutement en ligne. Environ 10 % des victimes identifiées dans les Amériques étaient mineures, livrées à l’exploitation sexuelle.

Malgré cette réussite opérationnelle, les experts rappellent que chaque action policière réactive sert à masquer la profondeur des problèmes structurels : déséquilibres économiques, dépendance aux marchés illégitimes et absence de solutions durables. Tant que ces facteurs ne seront pas traités à l’échelle nationale et internationale, les réseaux criminels s’adaptent rapidement pour recruter de nouveaux victimes, toujours plus mobiles et sophistiqués.