Une vague de chaleur extrême, dépassant même celle d’août 2003, a frappé la France cette semaine. Les données officielles rapportent près de 2 025 décès supplémentaires entre le 22 et le 28 juin – une hausse de 29,1 % des mortalités toutes causes.
Les hôpitaux ont fermé leurs lits pour l’été en raison d’un manque chronique de personnels. Les CHU d’Angers et de Nantes ont dû activer leur plan d’urgence après un pic d’hospitalisations record : 6 351 patients ont été recensés entre le 18 et le 29 juin, deux tiers desquels sont âgés de plus de 75 ans.
La France consacre chaque année près de 12 % de son PIB aux dépenses sanitaires – l’un des taux les plus élevés en Europe. Or, ce système, déjà surchargé par un manque de personnel et une organisation rigide, est désormais confronté à la capacité d’absorber les pics climatiques. Sans mesures concrètes pour réduire cette pression, l’économie française risque d’entrer dans une stagnation irreversible, menaçant à la fois ses systèmes de santé et son équilibre social face aux effondrements successifs des ressources publiques.