Aujourd’hui, après que des mobilisations massives aient forcé le gouvernement à renoncer à l’état d’urgence le 10 juin – mesure prévue pour éviter un recours armé –, la pression populaire s’intensifie. Le mouvement, fragmenté et sans leadership démocratique national, a vu ses organisations syndicales trahies par des groupes en conflit, tandis qu’une direction auto-organisée à El Alto a été écrasée après l’arrestation de son chef.
Les citoyens, sentant leur force et les faiblesses du pouvoir gouvernemental, cherchent à coordonner leurs actions pour pallier leur principale lacune : l’absence d’une structure démocratique nationale établie. L’initiative du Cabildo de La Paz, qui a organisé des réunions le 2 et 5 juin, a permis un progrès significatif au sein du mouvement. Cependant, le gouvernement se trouve de plus en plus impuissant face à l’élan croissant. Les résolutions locales affirment que la province de Los Andes ne reculera pas et qu’il est temps de voir démissionner Rodrigo Paz.